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7ème édition du Prix ACF de l’Homme pressé

Thomas Morales distingué pour Les Tendresses de Zanzibar

Pour sa 7ème édition, le Prix ACF de l’Homme pressé a été décerné, en juin dernier, à l’écrivain Thomas Morales pour Les Tendresses de Zanzibar, un roman d’amour intime et mélancolique où la mémoire devient le dernier refuge face à la disparition. Entre nostalgie, élégance et passion, l’auteur compose le portrait d’un homme qui tente de retenir, par les mots, celle qui fut toute sa vie.

Les membres du jury du Prix ACF de l’Homme pressé avec Thomas Morales, lauréat de le 7ème édition.
© Julien Millet

C’est l’histoire d’un homme qui croit que rien ne peut lui arriver.
« Sinon, tout va bien, chez moi, chez nous. Immuable et dérisoire domicile parisien. Persistance d’un fantasme d’enfance. Effluve d’un passé douillet jusqu’à l’entêtement. »

Il rencontre une femme qui est son contraire et forme avec elle un couple qu’il décrit en page 42 du roman.
« Nous avons fait sécession, poliment, sans brusquerie, nous nous sommes écartés des vivants, avec le bonheur de mariner ensemble. La solitude des couples heureux est une terre immense, plaines sauvages qui s’étendent à perte de vue, tapis volant où deux esprits gambadent, s’ébrouent. Nous avions enfin trouvé notre patrie. »

Après son décès, il se décrit.
« J’ai été désactivé. Ma grande cause nationale, c’était toi. Je ne me suis intéressé à rien d’autre. Ni à mon métier, ni à ma famille, ni à mes écrits, je n’ai à aucun moment été détaché de toi. C’est ma fierté et mon supplice. »

Les Tendresses de Zanzibar, c’est une histoire d’amour marquée par le temps qui passe. Un homme se souvient de la femme qu’il a aimée, de leurs moments partagés et de leur vie construite entre voyages, souvenirs et complicité. Après sa disparition, le récit devient une façon de retenir son empreinte et de célébrer un amour fragile face à la vitesse du monde. Un roman mélancolique, tendre où la mémoire transforme les instants vécus en éternité.

« Le narrateur s’accroche aux mots comme un pendu à sa corde ; grapille des instants, essayant de sauver sa peau en retrouvant le goût de celle qui fut et demeure le sel de sa vie. »

Bertrand de Saint Vincent, secrétaire du Prix.
Thomas Morales.
© Julien Millet

L’ESPRIT DU PRIX EN QUELQUES MOTS

Créé en 2020 pour promouvoir la littérature sous toutes ses formes, ce Prix récompense une œuvre en langue française (roman, essai, nouvelle, poésie, biographie…), sans lien nécessaire avec l’automobile. Son jury, composé de Yann de Pontbriand, Président de l’Automobile Club de France, et de Membres amateurs de littérature, porte une attention particulière au style, qui doit être enlevé, ainsi qu’au rythme de l’écriture. Jean Giraudoux et Paul Morand furent Membres de l’Automobile Club de France et ce dernier a légué au Cercle une partie des ouvrages de sa bibliothèque. Depuis sa création en 1895, l’Automobile Club de France a toujours favorisé non seulement les activités automobiles et sportives, mais également culturelles sous toutes leurs formes (opéra, théâtre, cinéma, conférences…).

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